La privatisation de France 2, France 3, France Inter rapporterait des milliards
- Eurosmag
- 06/10/2026
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Depuis la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur le service public de l’audiovisuel, tous les Français savent qu’il y a un problème grave à FranceTélévision et Radio France. Du présentateur de JT au saltimbanque qui fait chanter faux, personne n’a voulu donner son salaire. Des centaines de millions sont-ils dilapidés pour juste amuser la France qui pleure ses déficits ?
Nous avons voulu étudier le projet de privatisation de l’audiovisuel public, carressé par certains partis politique qui visent la présidence de la République, et déterminer combien de milliards les contribuables pourraient économiser.
Derrière France 2, France 3, France Inter et France Info, pour ne citer que les plus connus, se trouvent des marques connues de tous, des dizaines de millions d’auditeurs et de téléspectateurs, des catalogues de programmes, des plateformes numériques, des équipes expérimentées et surtout des audiences qui, dans un autre modèle économique, pourraient être monétisées.
Une étude de valorisation réalisée le 4 octobre 2026 par un analyste financier pour cinq actifs précis, France 2, France 3, France 5, France Inter et franceinfo radio, arrive à une estimation centrale de 1,23 milliard d’euros pour l’ensemble du portefeuille. La fourchette va de 400 millions à 2,255 milliards selon les hypothèses retenues.
Le chiffre est spectaculaire. Mais il faut immédiatement comprendre ce qu’il signifie : 1,23 milliard d’euros correspond à une valeur d’entreprise théorique, dans l’hypothèse où ces actifs seraient séparés de leurs maisons mères, débarrassés de leurs fonctions communes et transformés en entreprises commerciales.
L’Etat pourrait donc encaisser un chèque et en plus, économiser 4 milliards d’euros par an. Un candidat à la présidentiel pourrait donc dire : une économie de 21 milliards sur le quinquennat. Une formule magique en temps de disette budgétaire et de taux d’intérêt asphyxiants.
Après prise en compte, dans le scénario central de l’étude, d’environ 350 millions d’euros de coûts de séparation et de passifs sociaux, le produit net théorique tomberait autour de 880 millions d’euros, avant éventuel impôt sur les plus-values et après ajustement de la dette nette.
Autrement dit, le véritable sujet n’est pas seulement « combien valent France 2 et France Inter ? ». C’est de savoir combien l’État pourrait réellement récupérer s’il décidait un jour de transformer une partie de son audiovisuel en actifs commerciaux.
Et surtout : pourquoi ces marques valent-elles autant alors qu’elles sont aujourd’hui largement financées par de l’argent public ?
Un patrimoine public qui pèse des milliards
France Télévisions est aujourd’hui une entreprise détenue intégralement par l’État. La loi prévoit que l’État détient directement la totalité du capital de France Télévisions et de Radio France.
Le groupe France Télévisions reste considérable. En 2025, son chiffre d’affaires net atteignait 3,063 milliards d’euros. Mais cette somme ne correspond évidemment pas à ce que les chaînes gagneraient dans un modèle privé : 81,3 % du chiffre d’affaires provenait encore de ressources publiques. Les recettes publicitaires et de parrainage représentaient 394,8 millions d’euros, contre 503,7 millions en 2024, année exceptionnellement favorable notamment grâce aux Jeux olympiques et paralympiques de Paris et à l’Euro de football. Le résultat d’exploitation était de -33,4 millions d’euros.
Ce dernier chiffre pourrait donner l’impression qu’il n’y a rien à vendre. C’est précisément là que la lecture comptable devient trompeuse.
France Télévisions n’est pas aujourd’hui organisée comme TF1 ou M6. Ses comptes intègrent des missions publiques, des infrastructures communes, des rédactions, des antennes régionales, des fonctions support, des investissements et des coûts qui disparaîtraient ou seraient profondément transformés dans une opération de privatisation.
La Cour des comptes recensait pour 2024 près de 9 000 équivalents temps plein, un coût de grille de 2,2 milliards d’euros et une part d’audience de 29,8 % pour l’ensemble du groupe. France 2 représentait à elle seule 15,8 % de part d’audience. La plateforme france.tv attirait alors 35 millions de visiteurs uniques par mois. En 2025, france.tv a encore progressé pour atteindre en moyenne 39,8 millions de visiteurs uniques par mois, tandis que les antennes de France Télévisions totalisaient 29,4 % de part d’audience.
C’est cette puissance d’audience qui intéresserait un éventuel acquéreur. Une chaîne de télévision ne vaut pas uniquement ce qu’elle dépense. Elle vaut aussi la capacité qu’elle possède à transformer son audience en revenus.
Et c’est précisément ce que l’étude tente de reconstruire.
France 2 : le morceau le plus cher
Dans la valorisation centrale, France 2 serait estimée à environ 595 millions d’euros, contre 270 millions dans le scénario bas et jusqu’à 1 milliard dans le scénario haut.
Pourquoi une telle différence ? Parce que France 2 possède quelque chose que beaucoup d’acteurs privés cherchent pendant des années à construire : une marque nationale immédiatement identifiable, une audience massive, une capacité à fédérer autour de grands événements et une place centrale dans l’information française.
Le problème est que cette audience n’est pas actuellement monétisée comme celle d’une chaîne privée. Une privatisation impliquerait donc une transformation profonde du modèle. La chaîne pourrait théoriquement vendre davantage d’espaces publicitaires, développer ses revenus numériques, négocier certains droits de distribution et optimiser son fonctionnement. Mais elle devrait aussi financer elle-même une partie de ce que la puissance publique prend actuellement en charge.
L’étude estime ainsi qu’une France 2 privatisée pourrait atteindre autour de 500 millions d’euros de revenus annuels stabilisés, pour environ 85 millions d’euros d’excédent brut d’exploitation normalisé dans le scénario central. Ce n’est pas une prévision comptable. C’est une reconstruction financière.
Et c’est justement ce qui rend l’exercice intéressant : pour la première fois, on ne regarde plus France 2 uniquement comme une dépense publique ou comme un instrument culturel. On la regarde comme un actif susceptible d’être acheté.
France 3 vaut moins. Mais son problème est beaucoup plus compliqué
La valorisation centrale attribuée à France 3 atteint environ 230 millions d’euros, avec une fourchette comprise entre 50 et 450 millions.
La différence avec France 2 tient notamment à la structure de France 3. France 3 n’est pas simplement une chaîne nationale. C’est aussi un immense réseau régional. Ses rédactions locales, ses bureaux, ses moyens de production et ses antennes régionales constituent une partie essentielle de sa valeur, mais également une partie considérable de ses coûts.
C’est là que l’idée d’une privatisation devient beaucoup moins simple. Que vend-on exactement ? La marque France 3 ? Les programmes nationaux ? Les rédactions régionales ? Les studios ? Les équipes ? Les locaux ? Les archives ? Les contrats de production ? Les droits sportifs ? Les infrastructures techniques ? La Cour des comptes décrit elle-même un groupe comprenant notamment 24 antennes régionales de France 3, neuf stations ultramarines et de nombreuses fonctions et filiales communes.
Un acquéreur qui reprendrait France 3 sans reprendre un réseau régional suffisamment complet récupérerait une marque amputée d’une partie de sa proposition de valeur. Mais reprendre l’intégralité du réseau ferait exploser les coûts.
L’étude retient donc pour France 3 environ 270 millions d’euros de revenus annuels dans son scénario central, pour seulement 35 millions d’euros d’excédent brut d’exploitation normalisé.
Autrement dit, France 3 peut être une marque extrêmement puissante sans être mécaniquement une machine à profits.
France 5 : petite audience, vraie valeur
France 5 est estimée autour de 120 millions d’euros dans le scénario central, avec une fourchette allant de 25 à 225 millions. Son cas est différent. La chaîne possède une identité éditoriale très forte, construite autour du documentaire, de la connaissance, de la culture, de l’éducation et des magazines. Sa valeur commerciale ne serait donc pas comparable à celle de France 2.
Mais elle possède un avantage important : une marque très clairement identifiée. L’étude estime qu’un modèle commercial pourrait générer environ 120 millions d’euros de revenus annuels stabilisés et 18 millions d’euros d’excédent brut d’exploitation normalisé.
Cela montre aussi une chose : la valeur d’un média ne dépend pas uniquement du nombre brut de personnes qui le regardent. Elle dépend également de la capacité à identifier une audience et à lui vendre des contenus, de la publicité, du numérique ou des droits.
Et puis il y a France Inter
Le cas de France Inter est probablement le plus spectaculaire parce que la station dispose d’une audience qui rivalise avec les plus gros acteurs du marché tout en fonctionnant dans un modèle public.
Au printemps 2026, France Inter dépassait 7 millions d’auditeurs quotidiens, avec exactement 7,086 millions sur la vague janvier-mars de Mediamétrie.
Sur l’ensemble de la saison septembre 2025-juin 2026, la station a conservé une moyenne proche de 7 millions d’auditeurs quotidiens. Radio France souligne également une performance numérique considérable, avec 2,8 milliards de vues sur les contenus de France Inter sur les réseaux sociaux pendant la saison.
L’étude valorise France Inter à 165 millions d’euros dans son scénario central, avec une fourchette comprise entre 50 et 300 millions.
Elle estime qu’une station privatisée pourrait atteindre environ 90 millions d’euros de revenus annuels stabilisés, dont 22 millions d’excédent brut d’exploitation normalisé.
Ce scénario ne sort pas de nulle part.
France Inter possède déjà des recettes publicitaires. Radio France indique que l’ensemble de ses antennes a généré 66,6 millions d’euros de recettes publicitaires hertziennes et numériques en 2025, dont 39,89 millions provenant de publicité commerciale et de parrainage et 21,25 millions de publicité numérique. Ces montants concernent toutefois l’ensemble du périmètre concerné et ne peuvent pas être attribués directement à France Inter.
La différence avec un modèle privé est donc une question d’échelle et de liberté commerciale.
France Inter dispose déjà de l’audience. Ce qui lui manque pour devenir une entreprise privée classique, c’est la possibilité de transformer cette audience en revenus avec les mêmes règles que ses concurrents.
franceinfo radio : un actif minuscule sur le papier, énorme en audience
La cinquième pièce du puzzle est franceinfo radio, valorisée à 55 millions d’euros dans le scénario central, avec une fourchette de 5 à 130 millions. La station comptait près de 5 millions d’auditeurs quotidiens en 2026 et restait la deuxième radio de France derrière France Inter. Mais ici apparaît un problème particulièrement délicat : franceinfon’est pas une marque isolée. Il existe une radio, une chaîne de télévision, une plateforme numérique et des rédactions qui travaillent ensemble. Les contenus circulent entre les différentes entités du service public. Vendre « franceinforadio » ne revient donc pas à vendre une fréquence et un logo.
Le vrai trésor n’est pas la télévision. C’est l’audience
Le paradoxe de France Télévisions est que son modèle économique actuel masque une partie de sa valeur commerciale. Elle n’a pas un accès total à la publicité. TF1 et M6 se gavent grace à la réglementation. Mais Bouygues n’est plus l’ami du Président et M6 n’a plus son Président Tavernost. Les forces en présence ne résisteraient pas à un nouveau parti au pouvoir à qui les français auraient confiés les rênes du pays.
La Commission d’enquête l’a démontré, en direct à la TV ! Les divas du service public s’enrichissent sans contrôle. Les fonctionnaires de l’info sur France Inter décident que leurs chaîne radio est de gauche et peuvent refuser qui bon leur semble.
En outre, à quoi servent autant de chaînes et services : France 2, France 3, France 4, France 5, LCP, Arte, franceinfo tv. France Inter, ICI (ex France Bleue), France Info, France Culture, France Musique etc. C’est une hydre inaudible. A quoi sert d’avoir pléthore de chaîne alors qu’un humain ne peut en écouter ou regarder qu’une seule ? Et imagine-t-on l’Etat payer une radio revendiquée de droite comme France Inter n’est à gauche ?
Les comparables
Une entreprise qui affiche plusieurs milliards d’euros de chiffre d’affaires mais dont plus de 80 % des ressources sont publiques ne peut pas être comparée directement à TF1 ou M6.
À l’inverse, regarder uniquement ses pertes revient à ignorer la valeur des marques et des audiences qu’un repreneur pourrait exploiter différemment.
Le meilleur point de comparaison est donc le secteur privé.Le groupe M6 a réalisé en 2025 1,256 milliard d’euros de chiffre d’affaires, dont plus d’un milliard provenant de recettes publicitaires, pour 213,5 millions d’euros d’EBITA et une marge opérationnelle de 17 %.
Ce n’est pas une comparaison parfaite. M6 possède plusieurs chaînes, des activités de production, du numérique et d’autres actifs. Mais elle donne une idée de ce que peut devenir une entreprise audiovisuelle lorsque l’audience est transformée en recettes commerciales.
La question posée par l’étude est donc finalement assez simple : si les marques publiques étaient placées dans un environnement comparable, quelle partie de leur audience pourrait être transformée en chiffre d’affaires ?
C’est à cette question que répond la valorisation de 1,23 milliard.
Mais que vendrait réellement l’État ?
C’est ici que l’opération devient juridiquement et industriellement beaucoup plus complexe. Les chaînes publiques ne sont pas des marques posées sur une étagère.
France Télévisions possède des infrastructures, des rédactions, des studios, des archives, des contrats, des droits, des plateformes numériques, des filiales et des fonctions communes. La Cour des comptes rappelle notamment que le groupe possède France Télévisions Publicité, France.tv Studio, France Télévisions Distribution, France 2 Cinéma et France 3 Cinéma, en plus de son réseau national et régional.
Coté obstacle à une vente, la partie juridique est importante.
L’Arcom conserve un rôle réglementaire central dans l’attribution et l’utilisation des fréquences. Une éventuelle privatisation devrait donc traiter cette question comme un sujet réglementaire, et non comme une simple vente d’actifs. Le régime juridique actuel encadre également les missions et les obligations des sociétés de l’audiovisuel public.
Même les salariés poseraient des questions complexes : certains sont affectés à une seule chaîne, d’autres travaillent pour plusieurs antennes ou pour les fonctions centrales.
Le prix final dépendrait donc autant de la capacité à démêler l’entreprise que de la valeur intrinsèque des marques.
Et la publicité ?
C’est probablement là que se trouve la plus grosse réserve de valeur.
Aujourd’hui, France Télévisions évolue dans un cadre réglementaire spécifique qui limite la publicité. Une privatisation modifierait nécessairement cette équation, sous réserve des nouvelles règles qui seraient adoptées.
À Radio France, la situation est déjà différente : France Inter et franceinfo peuvent diffuser de la publicité, mais dans un cadre réglementé avec notamment des plafonds de durée. Radio France peut également commercialiser de la publicité numérique sur ses flux, podcasts et offres numériques.
Une entreprise privée pourrait chercher à aller beaucoup plus loin dans la commercialisation de ses audiences. Mais cela ne signifie pas automatiquement que les revenus exploseraient. Le marché publicitaire français est cyclique. L’année 2024 a bénéficié d’événements exceptionnels pour France Télévisions. En 2025, les recettes publicitaires du groupe ont chuté de plus de 100 millions d’euros.
La valorisation doit donc éviter un piège classique : prendre une année exceptionnelle, lui appliquer un multiple et présenter le résultat comme une fortune certaine. C’est précisément pourquoi l’étude utilise plusieurs scénarios.
Le coût caché d’une privatisation
Il existe aussi une question que le prix de vente ne règle absolument pas : que resterait-il du service public ?
France 2 ne fait pas uniquement du divertissement rentable. France 3 ne fait pas uniquement de l’audience. France Inter ne fonctionne pas uniquement comme une entreprise publicitaire.
Le service public finance des programmes qui peuvent être économiquement moins rentables mais qui remplissent une mission culturelle, éducative, régionale ou démocratique. Une privatisation pourrait donc créer une situation paradoxale : l’État vendrait les marques les plus rentables ou les plus facilement monétisables, puis devrait continuer à financer ailleurs les missions les moins rentables.
Il ne suffirait donc pas de soustraire 1,23 milliard d’euros du coût de l’audiovisuel public pour connaître l’économie budgétaire réelle. La dotation publique ne disparaîtrait pas nécessairement à hauteur du chiffre d’affaires actuel des chaînes. Il faudrait déterminer quelles missions resteraient dans le secteur public, quelles infrastructures seraient conservées, quelles rédactions seraient maintenues et quelle nouvelle structure absorberait les fonctions non commercialisables.
C’est pour cette raison que le produit de la vente et l’économie budgétaire future doivent être séparés. Les deux chiffres pourraient être très différents.
Le précédent TF1 existe déjà
La France a déjà privatisé sa principale chaîne de télévision.
TF1 a été privatisée en 1987. L’opération avait alors profondément transformé le paysage audiovisuel français. Le groupe est aujourd’hui devenu un acteur privé diversifié, présent dans la télévision, le numérique, la production et d’autres activités.
Mais il faut se méfier d’une comparaison trop facile. La France de 1987 n’est pas celle de 2026. Il n’y avait ni plateformes de diffusion à la demande, ni fibre, ni YouTube, ni réseaux sociaux, ni Netflix, ni TikTok, ni fragmentation massive des audiences. Aujourd’hui, une privatisation ne consisterait donc pas simplement à vendre des chaînes de télévision. Elle consisterait à vendre des marques capables d’exister simultanément à la télévision, sur les plateformes numériques, dans les podcasts, sur les réseaux sociaux et dans les applications.
C’est ce qui donne à France Télévisions et Radio France une valeur potentiellement beaucoup plus large que celle que leurs comptes actuels laissent apparaître.
La question que pose vraiment ces milliards
Le débat sur la privatisation de l’audiovisuel public est souvent présenté comme une opposition idéologique : d’un côté ceux qui veulent préserver le service public, de l’autre ceux qui veulent réduire la dépense publique.
La valorisation apporte un troisième élément : le patrimoine. L’État possède aujourd’hui des marques qui attirent des dizaines de millions de personnes chaque mois. Il finance leur fonctionnement, assume leurs déficits éventuels, possède leur capital et essaye d’organiser leur cadre réglementaire. Mais ces marques ont aussi une valeur marchande.
La question devient alors beaucoup plus dérangeante : pourquoi l’État devrait-il conserver ces actifs ? Et, inversement, pourquoi les vendre si leur valeur repose soi-disant sur des missions que le marché ne garantirait pas ? Une privatisation pourrait rapporter plusieurs centaines de millions, voire plus d’un milliard d’euros selon la structure de l’opération. Elle pourrait également réduire certaines dépenses futures.
Mais elle pourrait aussi faire émerger de nouveaux axcteurs. Xavier Niel, Bernard Arnault, la famille Mulliez, les Bettencourt, les Dassault, les Saadé et d’autres pourraient s’acheter une chaîne nationale comme France 2. Avec pour effet de renforcer la concurrence et améliorer les programmes. L’oligopole public – privé actuel en serait bouleversé. Le système actuel n’a-t-il pas plus de 30 ans ?
Le chiffre de 1,23 milliard constitue le premier ordre de grandeur du prix que pourrait avoir une partie du patrimoine audiovisuel de l’État si celui-ci décidait de le mettre sur le marché.
